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Encadrement des prix des carburants : la FNA dénonce des mesures inefficaces et un climat de défiance envers les stations indépendantes

  • 16 avr.
  • 3 min de lecture

Paris La Défense, le 16 avril 2026 - La Fédération Nationale de l’Automobile (FNA) exprime sa vive inquiétude face aux orientations récemment communiquées par le Gouvernement concernant les prix des carburants. Entre le projet de plafonnement des marges des stations-service et la mise en place d’un dispositif de signalement des stations jugées « trop chères », la Fédération alerte sur des mesures à la fois inefficaces pour les consommateurs et préoccupantes pour les professionnels du secteur.


Une cible mal identifiée et des mesures inefficaces

La formation des prix des carburants est pourtant bien connue : près de 60 % du prix à la pompe correspond à la fiscalité, tandis que la marge des stations-service se limite à 1 à 5 centimes par litre. Ces mesures visent donc des acteurs dont le rôle dans la fixation des prix reste marginal.

Le plafonnement des marges envisagé n’aura aucun impact significatif sur les prix à la pompe. En revanche, il risque de fragiliser davantage les stations-service, en particulier dans les zones rurales, où leur équilibre économique est déjà sous tension.

 


 « On s’attaque à quelques centimes, mais on évite soigneusement les dizaines de centimes de taxes empochées par l’État. Or, c’est bien là que se situe le principal levier pour agir efficacement sur le prix des carburants », souligne Jacques Vaysse, Président de la branche carburant de la FNA.

 


Un climat de défiance préoccupant

La FNA s’alarme également des consignes transmises par certaines préfectures, invitant les Chambres de Métiers et de l’Artisanat à relayer auprès des artisans des dispositifs de signalement des stations jugées trop chères. Une telle démarche est de nature à instaurer un climat de défiance injustifié à l’égard des professionnels, alors même que les stations-service indépendantes ne maîtrisent pas les déterminants des prix à la pompe.

La FNA rappelle par ailleurs qu’elle a récemment engagé, avec l’association « 40 millions d’automobilistes », une démarche de transparence visant à expliquer aux consommateurs la décomposition du prix du carburant. Dans ce contexte, la mise en place d’un dispositif de signalement apparaît d’autant plus incompréhensible.

Elle souligne également que la transparence existe déjà, puisque les prix sont publics, accessibles et actualisés quotidiennement via les outils officiels de l’État.

Ces initiatives suscitent une forte incompréhension au sein du réseau, y compris parmi les acteurs des Chambres de Métiers et de l’Artisanat.

La FNA regrette que certaines communications aient pu être relayées localement sans concertation préalable, contribuant à fragiliser encore davantage des entreprises artisanales déjà sous pression.

 

Un risque pour les entreprises et un appel à un changement de cap

À défaut, le risque est double : aucune baisse tangible des prix pour les consommateurs, mais une fragilisation accrue des stations-service indépendantes, pouvant conduire à la disparition de nombreuses entreprises artisanales, en particulier dans les territoires ruraux.

Pour la FNA, ces mesures passent à côté de l’essentiel. La fiscalité reste aujourd’hui le principal levier pour agir efficacement sur le prix à la pompe et soutenir le pouvoir d’achat des Français.

La Fédération appelle ainsi le Gouvernement à :

  • baisser la fiscalité sur les carburants,

  • supprimer les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) mis en place en janvier,

  • engager une concertation avec les professionnels du secteur.

Elle demande au Gouvernement de revoir rapidement sa position et de privilégier des mesures réellement efficaces, fondées sur les déterminants structurels du prix des carburants.

 

 


À propos de la FNA

La FNA est l'organisation professionnelle représentative des Entrepreneurs Artisans de l'automobile depuis 1921. Elle regroupe l'ensemble des métiers en lien avec les services de l'automobile, un secteur qui compte plus de 170 000 entreprises et 421 000 salariés.

 

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