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Dépannage-remorquage : après une mobilisation historique, la profession attend désormais des engagements concrets

  • il y a 12 heures
  • 3 min de lecture
Dépanneurs adhérents FNA manifestant devant Bercy le 20/05/2026

Paris La Défense, le 21 mai 2026 - Reçue ce jeudi 21 mai à Bercy à l’issue de la mobilisation nationale des professionnels du dépannage- remorquage et de la fourrière organisée à Paris, la Fédération Nationale de l’Automobile (FNA) a conduit les pouvoirs publics à remettre au centre des discussions les difficultés économiques que traverse la profession. Si la Fédération salue l’ouverture rapide de discussions interministérielles, elle estime toutefois que les propositions évoquées à ce stade restent insuffisantes au regard de l’urgence de la situation.


Plus de 200 professionnels venus de toute la France se sont mobilisés ce jeudi à Paris afin d’alerter les pouvoirs publics sur la situation critique que traversent les entreprises du dépannage remorquage et de la fourrière.

Les représentants de l’État ont salué la qualité de la mobilisation, son ampleur, son bon déroulement ainsi que le sérieux et le sens des responsabilités dont la profession a fait preuve.


Une reconnaissance des difficultés économiques de la profession

Lors de cette réunion organisée à Bercy, la délégation a rappelé les difficultés majeures rencontrées par les professionnels du dépannage-remorquage et de la fourrière.

Les entreprises du secteur assurent quotidiennement une mission essentielle d’utilité publique en lien direct avec les forces de l’ordre et les services de l’État. Elles interviennent 24h/24 et 7j/7, toute l’année, dans des conditions particulièrement exigeantes, avec des contraintes horaires, économiques et sécuritaires très fortes.

Les représentants de l’État ont reconnu le rôle essentiel joué par ces professionnels ainsi que le caractère désormais déconnecté des tarifs réglementés de la réalité économique des entreprises.


Des propositions jugées insuffisantes par les professionnels

Des propositions de revalorisation tarifaire ont été évoquées lors des échanges. Toutefois, celles-ci ont été jugées largement insuffisantes par les organisations professionnelles et ne permettent pas, à ce stade, de répondre aux difficultés structurelles rencontrées par les entreprises.

La mobilisation ne portait pas uniquement sur une hausse ponctuelle des tarifs, mais sur une reconnaissance beaucoup plus globale des contraintes du métier et une révision de la grille des tarifs réglementés.

La profession demande notamment un alignement des tarifs fourrière sur les tarifs du dépannage VL applicables sur autoroute, qui font déjà l’objet d’une réévaluation annuelle, ainsi que la mise en place de majorations pour les interventions de nuit, les week-ends et les jours fériés.


Une réponse interministérielle désormais attendue

Les organisations professionnelles ont également rappelé l’urgence de la situation, aggravée par une récente décision du Conseil d’État concernant les véhicules volés retrouvés. Cette décision fragilise encore davantage l’équilibre économique des entreprises alors même qu’elles assurent déjà des missions de sécurisation et de garde dans des conditions particulièrement contraignantes. De nombreux professionnels envisagent de cesser leur activité.

Face aux difficultés structurelles exposées par la profession, les représentants de l’État ont reconnu la nécessité d’une approche interministérielle associant les ministères de l’Intérieur, des Finances et de la Justice.

La mobilisation nationale du 21 mai a ainsi permis l’ouverture rapide d’une nouvelle phase de discussions sur l’ensemble des problématiques du secteur : tarifs, sécurité, conditions d’intervention, cadre réglementaire et reconnaissance du rôle essentiel des professionnels du dépannage-remorquage et de la fourrière.


Philippe Gimenez, président de la branche dépannage-remorquage-fourrière de la FNA

« Il était indispensable que les pouvoirs publics entendent et reconnaissent enfin officiellement les difficultés économiques de la profession et l’inadéquation des tarifs réglementés. Mais les entreprises ne peuvent plus intervenir à perte tout en assurant un service essentiel pour l’État et la sécurité des automobilistes », déclare Philippe Gimenez, président de la branche dépannage-remorquage-fourrière de la FNA.



La profession reste pleinement mobilisée

Une réunion interministérielle associant les ministères de l’Intérieur, des Finances et de la Justice devrait se tenir dans les prochains jours, possiblement sous l’égide de Matignon, afin d’aborder l’ensemble des problématiques de la profession : tarifs, sécurité, conditions d’intervention, cadre réglementaire et reconnaissance du rôle des dépanneurs-remorqueurs et des professionnels de la fourrière. Cette nouvelle séquence de travail devrait s’ouvrir dès le mois de juin.

La FNA indique rester mobilisée dans l’attente de décisions concrètes et adaptées à l’urgence de la situation.


« Cela fait maintenant plus de deux ans que la profession alerte les pouvoirs publics. La mobilisation de ce jour a permis de faire entendre directement aux équipes de nos ministres les attentes de la profession. Les professionnels du dépannage-remorquage et de la fourrière restent pleinement mobilisés et attendent désormais des engagements concrets, rapides et à la hauteur des enjeux », conclut Philippe Gimenez.


La FNA rappelle que les entreprises de dépannage-remorquage et de fourrière assurent chaque jour, partout sur le territoire, un service indispensable pour les automobilistes, la sécurité des interventions et la fluidité du trafic routier.




À propos de la FNA

La FNA est l'organisation professionnelle représentative des Entrepreneurs Artisans de l'automobile depuis 1921.

Elle regroupe l'ensemble des métiers en lien avec les services de l'automobile, un secteur qui compte plus de 170 000 entreprises et 421 000 salariés.

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